Recension de L’APPEL DE L’ÊTRE : 12 octobre 2020.

L’Appel de l’être (ou l’évidence du vide) de Mathieu Martel, aux Éditions Metanoïa, septembre 2020.
Petite recension.

L’appel de l’être ou l’évidence du vide. Ces deux expressions semblent à première vue contradictoires. À tout le moins, s’opposer. Pourtant, à y regarder de plus près, on perçoit qu’elles peuvent être complémentaires : l’évidence du vide engendre l’appel de l’être. Devant le néant, on ne peut répondre que par un appel à l’être et dire oui à la vie dans l’instant présent. C’est en partie ce que je retiens de la lecture des aphorismes contenus dans ce petit livre d’une grande richesse de Mathieu Martel. L’appel de l’être se conjugue avec l’intention, l’intuition, l’inspiration, l’enthousiasme et la création, les cinq piliers de la pensée de l’auteur. Tout est ici question de souffle, de supplément d’âme comme diraient les philosophes grecs de l’Antiquité. C’est pour cette raison que les aphorismes représentent la forme pure de l’expression de cette plongée en nous-mêmes que nous demande la lecture de cette œuvre singulière. Il faut garder l’esprit ouvert pour accueillir cette vision du monde généreuse porteuse de sens.

-Guy Ferland, auteur et professeur de philosophie au collégial

Dimanche, le 12 octobre 2020.